Tortures et meurtre en Charente: une quatrième personne écrouée

Une quatrième personne a été mise en examen ce week-end à Angoulême et écrouée après la découverte du corps d’un homme qui aurait été torturé «au moins pendant 24 heures» dans un appartement du centre de Cognac, a annoncé lundi le parquet de Charente.

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Un homme de 35 ans a été mis en examen pour «meurtre avec actes de tortures et de barbaries», a indiqué lors d’une conférence de presse le procureur de la République de la Charente, Jean-David Cavaillé. Le parquet avait fait savoir samedi qu’une femme de 38 ans, locataire de l’appartement, avait été mise en examen et écrouée sur le même chef. Un autre couple, un homme et une femme de 40 et 31 ans, sont également poursuivis et écroués pour «non-dénonciation de crime».

La victime aurait été torturée «au moins 24 heures» dans le huis clos d’un appartement du Vieux Cognac. Les faits puis le meurtre se seraient déroulés entre le 8 et le 11 avril. Le corps a été retrouvé vendredi soir, dans la région de Matha en Charente-Maritime, fortement dégradé par les sévices subis et les quinze jours passés, abandonné sur un chemin isolé.

C’est un témoignage anonyme, recueilli au commissariat de Cognac, qui a permis de remonter jusqu’à la scène du crime et d’interpeller les quatre mis en cause, à Cognac et à l’Isle-d’Espagnac entre jeudi et le week-end. Une autopsie est toujours en cours afin d’identifier avec exactitude l’identité de la victime. Selon les premiers éléments, il s’agirait d’un homme de 40 ans originaire de la Rochelle, inconnu des services de police.

Le procureur n’a donné aucune information sur un mobile, qui pourrait être lié à une «aventure sentimentale», a-t-il dit sans plus de précisions. Il n’a donné aucune information évoquant un guet-apens via les réseaux sociaux comme cela avait été avancé dans la presse locale. Il n’a non plus ni infirmé ni confirmé la diffusion de photos et de films des sévices. Les quatre personnes, qui se connaissaient avant les faits, ne sont pas des marginaux et sont toutes connues des services de police pour des faits de petite délinquance, actes de violences et délits routiers. Une information judiciaire a été ouverte et l’enquête confiée au SRPJ de Limoges.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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