Santé, données médicales personnelles : les nouveaux horizons d’Apple

Le groupe californien a introduit de nouvelles fonctionnalités sur ses dernières Apple Watch. L’appareil promet de détecter les risques de présence de fibrillation auriculaire chez ses utilisateurs.

Par Vincent Fagot Publié aujourd’hui à 07h17, mis à jour à 07h17

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Une Apple Watch, dans un Apple Store, à Omotesando, au Japon, le 21 septembre 2018.

« Lorsque à l’avenir vous vous poserez la question : “Quelle a été la plus grande contribution d’Apple à l’humanité ?” , il s’agira de la santé. » S’il fallait mesurer les ambitions d’Apple en la matière, cette déclaration de Tim Cook, le patron de la marque à la pomme, en donne une idée. Nouvelle manifestation de ces velléités, l’introduction en France, mercredi 27 mars, de nouvelles fonctionnalités sur les Apple Watch de dernière génération.

L’appareil promet désormais de détecter les risques de présence de fibrillation auriculaire chez ses utilisateurs, un trouble du rythme cardiaque qui peut conduire à des AVC (accident vasculaire cérébral). Quand l’appareil détecte une anomalie, l’utilisateur a la possibilité d’effectuer un électrocardiogramme avec sa montre, test qu’il pourra alors soumettre à un cardiologue.

Alors que le produit était auparavant plus orienté sur le sport et le bien-être, l’Apple Watch se rapproche de plus en plus d’un appareil à vocation médicale… A tel point que ces nouvelles fonctions, introduites dès septembre 2018 aux Etats-Unis, ont reçu l’agrément de la Food and Drug Administration.

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Pour asseoir sa crédibilité auprès des professionnels de la santé, Apple s’est associé à l’université de Stanford pour conduire une étude auprès de 420 000 utilisateurs afin d’évaluer la fiabilité de sa solution. 0,5 % des participants ont reçu une notification d’arythmie. Au sein de ce groupe, 450 personnes ont accepté de poursuivre l’expérience en portant en parallèle un dispositif classique de monitoring pour confirmer la présence de la pathologie. Dans 84 % des cas où l’utilisateur a reçu une nouvelle notification, le dispositif médical a validé le « diagnostic » émis par la montre.

Un dépistage plus précoce

A la présentation des résultats de cette étude, lors du congrès de l’American College of Cardiology, certaines voix se sont élevées pour s’inquiéter de l’angoisse que pourrait générer la réception d’une telle notification. D’autres se sont inquiétés du fait que les médecins puissent se trouver submergés par les demandes de consultation. Mais, explique le professeur Yves Cottin, qui a assisté à la présentation, la majorité des personnes présentes a manifesté un vrai intérêt pour un dispositif qui pourrait permettre un dépistage plus précoce d’un trouble. Il y voit « une preuve de concept qui reste à améliorer ». Après avoir testé pendant 48 heures les nouvelles fonctionnalités de l’Apple Watch, le professeur Antoine Leenhardt de l’APHP dresse un bilan positif, tout en s’interrogeant sur les capacités des praticiens à traiter ces relevés que pourraient leur envoyer les utilisateurs et sur les conséquences juridiques qui pourraient en découler.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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