Pourquoi il ne faut pas manquer la 25e journée de Top 14

À deux journées du terme de la saison régulière, la bataille fait rage en haut du classement. Entre La Rochelle, Castres, le Racing, Montpellier et le Stade Français, il n’en restera que trois.

Le calendrier est clair. Il reste deux journées pour boucler la saison régulière ; la phase finale ne débutera que le 1er juin avec les barrages mettant aux prises les équipes classées de 3 à 6. Certes. Mais, dans les faits, la phase finale débute ce week-end, avec deux premiers verdicts. Que Bordeaux, 9e avec 7 points de retard sur l’actuel 6e, le Racing 92, ne batte pas Toulouse, et le club girondin dira définitivement adieu à une qualification déjà très compromise.

L’enjeu sera encore plus dramatique dans l’Hérault, où Montpellier, 7e avec 61 points, reçoit le Stade Français, 8e avec une unité de moins. L’enjeu est limpide : le perdant dira, lui aussi, adieu à la phase finale. Quant au vainqueur, il se donnera le droit d’y croire une semaine de plus. Avantage à Picamoles et ses coéquipiers, qui surfent sur une dynamique imperturbable depuis début mars (6 victoires, 1 défaite bonifiée) ? « Les calculs étaient alors simples. Pour nous qualifier, nous n’avions pratiquement plus de joker », raconte le vice-capitaine, Benoît Paillaugue, qui fixe la révolte à la défaite à domicile face à… Perpignan, la lanterne rouge. « Il y a eu des mots très forts, raconte le demi de mêlée. Vern Cotter (le manager) nous est rentré dedans un par un. Ça nous a fait réagir. Depuis, c’est l’orgueil des hommes qui parle. La critique, même si elle était justifiée, nous a blessés. Mais elle nous a aussi soudés… »

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Les Parisiens, branchés sur courant alternatif depuis le début de la saison (et de la précédente ou de celle d’avant, on ne sait plus, à force…), peuvent-ils réussir un coup à Montpellier ? On ne parierait pas un mois de salaire dans un exploit des Soldats roses. Peut-être à tort, car, s’il y a bien une équipe de caractériels capable du meilleur comme du pire, c’est le Stade Français… « Je ne sais pas si on va parvenir à se qualifier, a ainsi glissé Gaël Fickou après le succès dans le derby. Mais on a au moins fait preuve de fierté. C’est ce sentiment qui doit nous guider jusqu’à la fin de saison. » En 2015, il avait mené les Parisiens jusqu’au bouclier de Brennus. Ce sera donc orgueil contre fierté pour ce véritable 16e de finale…

Le champion de France en titre, Castres, vient de s’incliner deux fois de suite à domicile

Un peu plus haut, derrière Toulouse et Clermont, déjà assurés d’aller en demi-finale sans passer par la case barrage, la bataille va également faire rage. Lyon, 3e, reçoit La Rochelle, 4e. Une victoire du LOU lui assurerait la dernière marche du podium, synonyme de réception en barrage. Juste derrière, Castres et le Racing doivent renouer avec la victoire pour cesser de jouer avec le feu. La qualification était presque en poche pour ces deux clubs avant un sérieux coup de moins bien. Le champion de France en titre vient ainsi de s’incliner deux fois de suite à domicile (face à Toulouse, puis Montpellier). Deux revers pour le moins fâcheux.

C’est encore pire pour le Racing. Le moral plombé par l’élimination à domicile en quart de finale de la Champions Cup (par Toulouse) et sans doute plus perturbés qu’ils ne veulent bien l’avouer par le départ en fin de saison de Laurent Labit, promu dans le staff du XV de France, les Franciliens n’avancent plus. Un match nul face à Clermont, une victoire sur le fil (26-25) contre Montpellier, une défaite à Pau — qui ne gagnait plus un match -, et une humiliation à l’Arena dans le derby face au Stade Français. Pour dilapider une large part de leur précieuse avance.

Et comme si ces enjeux ne suffisaient pas, l’affiche franco-française de la finale du Challenge européen en a ajouté un de plus : la 7e place du Top 14 vaut désormais qualification pour la Champions Cup.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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