Philippe «attaché» à la liberté de la presse mais appelle au «respect de la loi»

Edouard Philippe a martelé mardi qu’il était «attaché» à la liberté de la presse mais a aussi souligné que «la loi est la même pour tous», en référence à l’interpellation il y a dix jours du reporter Gaspard Glanz.

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«Je suis attaché au rôle de la presse, je suis encore plus attaché à cette liberté de la presse» qui «est constitutive de la démocratie». «Vous la défendez, moi aussi», a lancé le premier ministre au député (PS) de Gironde Alain David, qui s’est inquiété de «la multiplication des atteintes à la liberté de la presse» et qui a salué la décision du tribunal de Paris de lever le contrôle judiciaire du journaliste.

«Je crois à la liberté absolue de critique, et croyez moi j’en prends ma part», a-t-il insisté, qualifiant de «lecture partiale» l’assertion visant à dire «qu’il n’y aurait pas de liberté de critiquer en France, qu’il n’y aurait pas de liberté d’enquêter en France». Mais «reconnaissez avec moi que cette liberté s’applique dans les mêmes conditions que les autres libertés publiques, c’est-à-dire dans le respect de la loi», a déclaré Edouard Philippe lors de la séance de questions au gouvernement. «Rien n’autorise un journaliste ou quelqu’un qui se revendique de la liberté de la presse, à provoquer ou insulter les forces de l’ordre. Ce n’est pas la liberté de la presse», a-t-il poursuivi, en allusion au cas du reporter Gaspard Glanz.

Le journaliste avait été interpellé le 20 avril, lors de l’acte 23 des «gilets jaunes», après avoir fait un doigt d’honneur aux forces de l’ordre. Il avait été placé sous contrôle judiciaire jusqu’à son jugement le 18 octobre, et interdit de manifestation, une décision levée par le tribunal de Paris lundi. «Je n’accepte pas que sous couvert de cette liberté fondamentale, capitale, essentielle à la démocratie, on insulte les forces de l’ordre, on les provoque et on essaye de se soustraire à la loi qui est la même pour tous», a répété Edouard Philippe devant les députés.

Il ne s’est en revanche pas prononcé sur le cas, évoqué par Alain David, des trois journalistes convoqués par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) après une enquête sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen.

VOIR AUSSI :
» Les images de l’interpellation du journaliste Gaspard Glanz lors de l’acte XXIII des «gilets jaunes»

Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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