Malgré la mauvaise météo, LFI veut créer la surprise

Au terme d’une semaine compliquée, le mouvement a été contraint d’annuler son Festival de l’insoumission, dimanche 19 mai à Paris.

Publié aujourd’hui à 20h39

Temps de Lecture 4 min.

Article réservé aux abonnés

Jean-Luc Melenchon et  Manon Aubry, à Paris, le 19 mai 2019.

Au sens propre comme au sens figuré, les nuages se sont amoncelés au-dessus de la campagne de La France insoumise (LFI) cette semaine, l’avant-dernière avant les élections européennes. En raison de prévisions météorologiques orageuses, le mouvement a été contraint d’annuler son Festival de l’insoumission, qui devait avoir lieu ce dimanche, place Stalingrad à Paris. Les militants ont appris la nouvelle tardivement dans la nuit de samedi à dimanche.

Pas de quoi doucher la détermination des leaders « insoumis » pour autant. En conférence de presse ce dimanche, la tête de liste Manon Aubry et le président du groupe LFI à l’Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon ont réaffirmé leur objectif de représenter une « alternative » face au Rassemblement national (RN) et à La République en marche (LRM), les deux listes en tête des sondages. « Le message reste le même, nous voulons passer devant Les Républicains (LR) pour faire déjouer ce duo, a déclaré Mme Aubry. J’en appelle à la mobilisation générale, car le 26 mai, nous pouvons être à 12, 14 ou 15% ! » Créditée de 8 à 10% des intentions de vote, LFI reste devancée par la liste menée par François-Xavier Bellamy qui obtiendrait entre 12,5 et 13,5% des voix en fonction des sondages.

Deux défections en une semaine

Les troupes « insoumises » devaient donc se retrouver comme prévu sur la place Stalingrad, là où M. Mélenchon avait lancé sa campagne présidentielle en 2016, avant d’y entamer la dernière ligne droite. Car en plus d’être climatiques, les aléas ont aussi été politiques.

Celle-ci avait commencé par le volte-face du conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes et désormais ex-« insoumis » Andréa Kotarac. Ancien membre de l’équipe présidentielle de M. Mélenchon en 2017, il a appelé à voter pour la liste RN de Jordan Bardella dans la revue Eléments, puis à BFM-TV mardi dernier. Disant regretter que LFI défende « les intérêts de la gauche plutôt que ceux du peuple français » et ait « oublié », selon lui, « la pensée souverainiste, républicaine et laïque », M. Kotarac a indiqué vouloir « faire barrage à Emmanuel Macron », accusé d’avoir « catalysé la colère des Français », sans pour autant « adhérer au RN ».

Lire aussi Elections européennes : Andréa Kotarac, élu régional « insoumis », appelle à voter pour le Rassemblement national

L’épisode a particulièrement marqué les esprits. Dans la foulée, le Parti de gauche (PG, matrice de LFI) a exclu l’élu régional de ses rangs. Et M. Mélenchon a de nouveau fait allusion à la polémique en conférence de presse. « Ça fait des années qu’on explique à ceux qui sont fâchés de voter ‘insoumis’ et on nous sort cette boule puante, ce lapin du chapeau ! » a déploré le député des Bouches-du-Rhône.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

Share

You may also like...