Londres mise sur le vélo pour changer d’air

Avec ses « autoroutes » et ses « chemins tranquilles », la capitale britannique développe des pistes à plusieurs vitesses.

Par Adrien Naselli Publié aujourd’hui à 08h00, mis à jour à 08h59

Temps de Lecture 1 min.

Dans le quartier de Covent Garden, à Londres, une « rue saine » telle que l’envisage  l’Autorité des transports de Londres (Transport for London)

Dans la capitale britannique, l’adjectif healthy (« sain ») est à la mode. Après les restaurants proposant une « healthy food », en réaction à la malbouffe, l’Autorité des transports de Londres (Transport for London) a adopté l’expression pour sa stratégie publiée en 2017 : « Healthy streets for London » (« Des rues saines pour Londres »). Parmi les dix critères retenus pour définir une ville vivable, la pratique du vélo arrive en bonne place.

Londres envisage de doubler le nombre de trajets à bicyclette d’ici 2026, soit 1,5 million contre 730 000 trajets par jour ouvré en 2016. Mais le principal frein à l’usage du deux-roues demeure la sécurité. Pour inciter les habitants du Grand Londres à se convertir, les Transports de Londres développent les cycle super­highways (« autoroutes à vélos »), qui leur sont réservées depuis 2010. Elles permettent de rejoindre la périphérie et le centre sans croiser de voitures. Le plan« Healthy Streets » prévoit de construire plusieurs kilomètres de pistes safe (« sans danger ») pour le cycliste anxieux, qui s’ajouteront aux 100 kilomètres déjà existants.

En complément de ces voies rapides, Londres déroule des quietways (« chemins tranquilles ») pour les cyclistes qui n’aiment pas la vitesse. Ce sont des pistes cyclables situées dans des rues et ruelles où le trafic n’est pas dense, et qui permettent de suivre un chemin balisé. Les différents boroughs (« arrondissements ») de la ville peuvent aussi postuler à une aide de 30 millions de livres sterling (25 millions d’euros) pour mettre leur voirie en conformité avec l’usage du vélo.

Ces moyens permettent aussi de répondre à des enjeux de santé publique. Dans la note introductive du programme, Will Norman, délégué à la marche et au vélo, qualifie le manque d’activité physique de « plus grande menace pour notre santé ». De fait, 40 % des Londoniens se trouvent en dessous de la barre des 150 minutes d’activité recommandées par semaine.

« Le Monde » organise une conférence sur les enjeux sociaux et écologiques de la mobilité quotidienne, intitulée « Une mobilité durable pour tous ? » jeudi 28 mars, de 8 h 30 à 10 h 30, au couvent des Jacobins à Rennes. Inscriptions en ligne (gratuit)

Lire aussi « La marche est le ciment de la ville »

Cet article est extrait d’un dossier réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la métropole de Rennes.

Adrien Naselli

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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