Loiseau, Bellamy, Aubry, Glucksmann et Bardella, les candides en campagne pour les européennes

Ces novices en politique, inconnus du grand public, ont parfois donné des sueurs froides à leurs états-majors.

Par Sarah Belouezzane, Alexandre Lemarié, Lucie Soullier, Abel Mestre et Sylvia Zappi Publié aujourd’hui à 09h54

Temps de Lecture 7 min.

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Ils ont fait leurs premiers pas de candidat en tâtonnant. Comme des « bleus », méconnaissant les codes, ils ont multiplié les maladresses, au grand plaisir des réseaux sociaux. Nathalie Loiseau, François-Xavier Bellamy, Raphaël Glucksmann, Manon Aubry ou Jordan Bardella, ces novices en politique inconnus du grand public, ont essuyé les plâtres.

En les mettant en avant, les partis espéraient se donner un peu de fraîcheur. Les vieux caciques les ont d’abord regardés l’œil goguenard, avec la certitude qu’ils allaient échouer. Certains ont depuis pris leur envol. D’autres sont restés encalminés. Récit de ces journées d’apprentissage qui ont parfois donné des sueurs froides aux états-majors.

  • L’image brouillée de Nathalie Loiseau
Fabienne Keller, candidate aux européennes, et Nathalie Loiseau, à Strasbourg, le 11 mai.

Les débuts de l’ex-ministre, arrivée quasi incognito au gouvernement en 2017, ont été cauchemardesques. Dès sa nomination à la tête de la liste macroniste, certains dirigeants de La République en marche (LRM) émettent des doutes, craignant qu’elle ne fasse pas le poids. L’annonce de sa candidature, le 14 mars sur le plateau de France 2, accrédite ces inquiétudes. Après avoir assuré qu’elle ne souhaitait pas être candidate, elle finit par se déclarer dans les tout derniers instants de l’émission, sous le rire moqueur de Marine Le Pen : « C’est mignon », ironise la présidente du Rassemblement national (RN).

Son attitude lors des meetings ne rassure pas son état-major. Lisant ses discours sur un ton monocorde, livrant des exposés « technos », elle peine à convaincre. La ministre assume pourtant de mener une campagne sans flamboyance. Comme ce 12 avril, à Roubaix (Nord), lors de la visite d’un local associatif. Alors que Gérald Darmanin salue de manière mécanique tous les jeunes sur son passage, la candidate LRM semble hésiter à serrer les mains, comme si elle avait peur de déranger. « Viens, on va dire bonjour aux jeunes », lui glisse le ministre de l’action et des comptes publics.

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A aucun moment, Nathalie Loiseau se départira de cette attitude en retrait. Très vite, entre la polémique sur sa présence sur une liste d’extrême droite lors d’une élection étudiante et ses erreurs de communication, son image se brouille et le procès en amateurisme grandit. Une impression renforcée lorsqu’elle reconnaît avoir commis « des maladresses », le 9 mai, sur France 2.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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