L’ex-branche syrienne d’Al-Qaida sollicite ses rivaux pour combattre le régime

Le chef de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida a appelé ses rivaux, les rebelles soutenus par Ankara, à l’aider à combattre les forces du régime de Damas qui mènent une offensive contre son bastion d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Depuis fin avril, les forces du régime syrien de Bachar el-Assad et l’aviation russe ont intensifié leurs bombardements contre le sud de la province d’Idleb, malgré un accord signé en septembre par la Turquie et la Russie pour faire d’Idleb une «zone tampon».

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Ancienne branche syrienne d’Al-Qaida, l’organisation djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) contrôle la majeure partie de la province d’Idleb et des secteurs des provinces voisines d’Alep (nord), Lattaquié (nord-ouest) et Hama (centre). Le chef de HTS, Abou Mohammad al-Jolani, a déclaré que les combattants soutenus par la Turquie «pourraient nous soulager en lançant une opération à Alep, par exemple», dans une vidéo publiée vendredi sur la messagerie Telegram. «La dispersion de l’ennemi et l’ouverture de plus d’un front est dans notre intérêt», a-t-il ajouté.

Ces déclarations de Mohammad al-Jolani interviennent quelques jours après son appel à «prendre les armes» pour défendre son bastion d’Idleb. Impliquée dans le conflit syrien depuis son déclenchement en 2011, la Turquie a déjà mené deux offensives en Syrie avec des factions rebelles alliées contre le groupe Etat islamique (EI) et des milices kurdes dans le nord du pays. Ankara et ses supplétifs syriens maintiennent une présence armée dans certaines secteurs, dont le nord de la province d’Alep, qui sont limitrophes de zones contrôlées par le régime de Damas.

Selon l’ONU, l’intensification des bombardements a fait quelque 180.000 déplacés entre le 29 avril et le 9 mai, tandis que près d’une vingtaine d’hôpitaux et centre médicaux ont été visés par les raids aériens des armées syrienne et russe. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de plus de 150 morts, dont environ 30 enfants depuis le début de l’intensification des bombardements. HTS, anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra, a rompu en 2016 avec Al-Qaida à qui il avait prêté allégeance en 2013. Le groupe djihadiste compterait quelque 30.000 hommes, selon l’OSDH. La guerre en Syrie s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes djihadistes. Elle a fait en huit ans plus de 370.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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