L’économie belge n’a progressé que de 0,2% en début d’année

Le PIB au premier trimestre n’était que de 0,2%. On risque de ne même pas atteindre 1% de croissance cette année. Le prochain gouvernement ne disposera d’aucune marge de manoeuvre.

L’économie belge patine. Le premier trimestre 2019 a vu le PIB progresser de 0,2%. C’est ce que montre une première estimation réalisée par la Banque nationale. Ce chiffre n’a rien de sensationnel, même s’il était attendu par les analystes.

Cela fait plusieurs mois en effet que se succèdent les révisions à la baisse des prévisions de croissance, pour la zone euro et donc également pour la Belgique. «Nous avons réduit de 0,5% notre prévision de croissance pour la zone euro, soit de 1,9% à 1,4%. La Belgique peut difficilement échapper à cette tendance générale», explique Koen De Leus, économiste en chef chez BNP Paribas Fortis.

Automobiles allemandes et gilets jaunes

Les deux grands voisins de la Belgique traversent en effet une phase délicate. En Allemagne, l’industrie automobile est en crise après les scandales des émissions de diesel. En France, il y a les remous sociaux provoqués par les gilets jaunes. Les blocages de routes et d’entreprises ont perturbé les circuits de production et d’approvisionnement des entreprises.

La production industrielle en Belgique «ne s’en sort pas trop mal».

Koen De Leus

Au total, Koen De Leus estime que, compte tenu de ces éléments, la production industrielle en Belgique «ne s’en sort pas trop mal». L’économiste prévoit une croissance allemande inférieure à 1% cette année.

Pour la Belgique, Koen De Leus prévoit 0,9% de croissance en 2019 avant une légère remontée à 1% en 2020. «Le deuxième trimestre sera encore assez difficile. Par contre, les choses devraient aller mieux à partir du second semestre», assure-t-il.

Gouvernement

«Cela risque d’être un processus très long.»

Ce tableau n’a rien de réjouissant pour le gouvernement qui sortira des urnes le 26 mai prochain. Koen De Leus: «Quel que soit le vainqueur du scrutin, cela s’apparentera à une victoire à la Pyrrhus. Avec le déficit laissé par le gouvernement sortant, la marge de manœuvre budgétaire pour le suivant sera quasiment inexistante.»

«A cela s’ajouteront les difficultés pour former un coalition fédérale, compte tenu d’une Flandre qui penche à droite et d’une Wallonie qui penche à gauche. Cela risque d’être un processus très long», prévient-il.

1,4% pour 2018

La Banque nationale a par ailleurs légèrement corrigé la croissance pour 2018, à 1,4% au lieu de 1,3% précédemment. Koen De Leus note que les dépenses publiques ont augmenté un peu plus rapidement, en partie en raison des élections locales qui, traditionnellement, dopent l’investissement des pouvoirs locaux. Il met aussi en garde par rapport à la remontée du taux d’épargne, «signe d’une incertitude grandissante parmi les ménages», signale-t-il.

Источник: Lecho.be

Источник: Corruptioner.life

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