Le sommelier nouveau est arrivé

De plus en plus prisé, notamment par les femmes, ce métier passion du vin exige de nouveaux savoirs et se modernise.

Par Laure Gasparotto et Ophélie Neiman Publié aujourd’hui à 13h32, mis à jour à 13h32

Temps de Lecture 9 min.

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Jeunes sommeliers au restaurant Le Petit Sommelier, avenue du Maine à Paris, le 18 février 2019: Pierre Vila Palleja, Léa Koch et Albert Malongo Ngimbi (de gauche à droite).

La ville d’Anvers, en Belgique, accueillera, du 11 au 15 mars, une singulière compétition : le concours du meilleur sommelier du monde. Soixante-cinq sommeliers et autant de nationalités, la plus jeune a 21 ans, elle vient du Kazakhstan ; le plus âgé en a 58, il est monégasque. Entre eux, il y a Zakaria Wahby, du Maroc, ou Shu Hui Chua, de Singapour. Et David Biraud, candidat français. Il n’a pas le charme de la jeunesse, du haut de ses 46 ans. Mais il a l’expérience : ce meilleur sommelier de France 2002 s’est déjà classé, lors des éditions précédentes, successivement 2e, demi-finaliste et 3e. Et surtout, il a surpassé les autres candidats français lors des épreuves qualificatives. Depuis un an, il révise les vignobles de France, les vins et spiritueux du monde, se prépare à enchaîner examens de connaissances écrites, épreuves pratiques de service du vin et dégustations à l’aveugle commentées en anglais.

La meilleure sommellerie du monde ?

L’Union de la sommellerie française (UDSF) est aux côtés de David Biraud. Car ce prix, la France ne l’a plus obtenu depuis 2000. Cela commence à dater, pour une sommellerie qui se veut la meilleure au monde. D’autant que, pour Fabrice Sommier, secrétaire général de l’UDSF et directeur des concours, « ces prix apportent une reconnaissance qui rejaillit sur toute la profession. Celui-ci redorerait le blason de la France ».

Du thé au saké, du café à la bière, le sommelier doit désormais maîtriser toutes les boissons liquides, alcoolisées ou non, et leurs accords possibles avec la nourriture.

Etre sommelier, en France, en 2019, c’est d’abord représenter l’excellence de la gastronomie française, inscrite au Patrimoine de l’humanité. Mais c’est aussi rejoindre une profession qui draine de plus en plus de passionnés du monde entier. Ce qui était il y a trente ans un métier souvent embrassé par défaut, faute de réussite dans les études, est désormais un métier passion, avec ses stars, ses concours médiatisés, ses études de plus en plus poussées et un savoir infini.

En France, le niveau ne cesse d’augmenter. « Je le vois sur les concours que j’encadre, remarque Fabrice Sommier. Les finales d’il y a vingt ans sont moins pêchues que les éliminatoires d’aujourd’hui ! Les jeunes se bougent. Et les connaissances n’ont plus rien à voir : il y avait à l’époque deux livres de référence, et les fiches des appellations remises à jour une fois l’an. Maintenant, il y a un livre qui sort par jour et les décrets sont publiés en direct sur Internet. » Du thé au saké, du café à la bière, le sommelier doit désormais maîtriser toutes les boissons liquides, alcoolisées ou non, et leurs accords possibles avec la nourriture.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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