Le plan de Bekaert boudé par le marché, les analystes mitigés

Le plan de restructuration de Bekaert menaçant 281 emplois en Belgique n’a convaincu, ni le marché, ni les analystes. Le titre perdait 4% en fin de matinée.

La Bourse se montre parfois très cynique et accueille souvent des annonces de réductions d’effectifs avec une certaine satisfaction qui peut paraître malsaine. Mais, qu’on le veuille ou non, c’est la logique des marchés : moins de coûts signifient plus de bénéfices à partager sous forme de dividendes.

Rien de tel ce matin avec l’annonce par Bekaert d’un plan de restructuration visant la Belgique. L’action reculait de 4,1% à 20,68 euros en fin de matinée. De leur côté, les analystes n’ont guère modifié leurs points de vue sur la valeur.

Ce plan qui menace 281 emplois comprend trois volets: des délocalisations d’activités, la fermeture de l’usine Dramix située à Moen et la réduction des fonctions administratives et de support.

Objectif de 7%

Bekaert ne donne aucun chiffre sur cette restructuration. «Toutes choses restant égales par ailleurs, nous estimons que ces mesures devraient avoir un impact positif de 20 millions d’euros sur les coûts» estime Stefaan Genoe de Degroof Petercam («conserver»; 24 euros). Il table donc sur un Ebit (résultat d’exploitation) de 238 millions d’euros en 2019 et de 305 millions en 2020 (marge de 6,8%).

«A la lecture du communiqué de presse, nous pensons que des mesures additionnelles seront prises en dehors de la Belgique» ajoute l’analyste qui ne voit actuellement pas d’amélioration du momentum pour les bénéfices du groupe.

Pour Wim Hoste de KBC Securities («conserver»; 23 euros), cette annonce n’est pas une surprise. «La marge de l’Ebit sous-jacent est passée de 7,3% en 2017 à 4,9% l’an dernier, Bekaert rencontrant beaucoup de difficultés pour répercuter la hausse des prix des matières premières» rappelle l’analyste.

Lors de la présentation de ses résultats, le tréfileur n’a pas caché son ambition d’atteindre à nouveau une marge de 7% à moyen terme. «Nous tablons actuellement sur une amélioration de 100 points de base de cette marge à 5,9% en 2019, Bekaert atteignant son objectif de 7% en 2022» anticipe Wim Hoste.

1% des effectifs

Kepler Cheuvreux («conserver»; 24 euros), de son côté, accueille positivement le plan mais estime que cette annonce requiert encore de la prudence. Le broker note que «pour 2019 Bekaert a évoqué des ventes stables et qu’il n’a pas donné de précisions pour l’Ebit sous-jacent en raison de la visibilité limitée.»

Enfin, Stijn Demeester d’ING («acheter» ; 29 euros) précise, pour sa part, que ce chiffre de 281 emplois représente 15% des effectifs en Belgique (1.900) et 1% du personnel au niveau de l’ensemble du groupe (30.000).

Источник: Lecho.be

Источник: Corruptioner.life

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