L’Autorité des marchés financiers inflige de lourdes amendes à Iliad et son ex-directeur général

Maxime Lombardini, aujourd’hui président du conseil d’administration, écope d’une amende de 600 000 euros pour manquement d’initié. Le groupe devra, quant à lui, payer 100 000 euros.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h19

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L’ancien directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini, pose au siège du groupe en mars 2018.

La condamnation était attendue chez Iliad, maison mère de Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire à titre personnel du Monde). La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé, lundi 29 avril, une amende de 600 000 euros à l’encontre de Maxime Lombardini, président du conseil d’administration d’Iliad, pour manquement d’initié. Le groupe écope lui aussi d’une amende de 100 000 euros.

L’AMF avait requis fin mars des sanctions de respectivement un million d’euros contre Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad au moment des faits, en 2014, et 500 000 euros contre l’opérateur.

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« Une influence sensible sur le cours du titre »

Le gendarme de la Bourse de Paris reprochait à l’entreprise d’avoir tardé à communiquer son intérêt pour l’opérateur de téléphonie américain T-Mobile, dévoilé fin juillet 2014, et d’avoir ainsi manqué « à ses obligations d’information au public ». « L’information relative à ce projet revêtait, dès le 2 juillet 2014, les caractéristiques d’une information privilégiée. En effet, elle était à cette date précise, non publique et susceptible d’avoir une influence sensible sur le cours du titre Iliad », relève l’AMF dans un communiqué.

Or, Iliad a attendu « jusqu’au 31 juillet 2014 pour communiquer au public l’information en cause, alors qu’au plus tard, le 24 juillet 2014, la société ne pouvait ignorer qu’elle n’était plus en mesure d’en assurer la confidentialité, manquant ainsi à son obligation de communiquer dès que possible toute information privilégiée », poursuit le gendarme de la Bourse.

L’AMF met également en cause M. Lombardini pour deux cessions d’actions début juillet 2014, au moment où s’organisait la tentative de rachat de T-Mobile. « La Commission a estimé qu’en cédant des actions Iliad pour son propre compte, dans le cadre d’une levée-cession d’options d’achat le 4 juillet 2014, puis pour le compte de sa compagne le 11 juillet 2014, M. Maxime Lombardini avait utilisé l’information privilégiée en cause », estime l’AMF. Fin mars, Iliad et Maxime Lombardini avaient rejeté les griefs de l’AMF à leur encontre.

Le groupe de télécoms avait annoncé, le 31 juillet 2014, qu’il était intéressé par l’opérateur américain et offrait alors quinze milliards de dollars pour acheter près de 57 % de T-Mobile US à son actionnaire Deutsche Telekom. L’offre avait été rejetée par le groupe et Iliad avait annoncé mettre fin à son projet d’acquisition en octobre de la même année.

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Un prestataire de services d’investissement, qui a conseillé le groupe dans l’opération, ainsi que deux de ses salariés, ont, en revanche, été mis hors de cause par la commission des sanctions de l’AMF, tout comme le gérant d’un fonds.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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