L’annexion de Nyrstar par Trafigura sur le point d’être entérinée

Le plan de sauvetage de Nyrstar qui doit lui éviter la faillite a reçu un «soutien massif» de la part de ses créanciers. Le délai a été prolongé d’une semaine pour convaincre les indécis et arriver au seuil d’acceptation de 75% qui est à portée de main.

Le plan de recapitalisation de Nyrstar , qui doit lui permettre de se dépêtrer d’une dette devenue létale et du même coup de lui donner des chances de poursuivre son activité sans sombrer dans les oubliettes de la faillite, semble sur la bonne voie.

De plus en plus de créanciers du spécialiste du zinc ont apporté leur soutien à ce projet tout en acceptant une décote des montants prêtés au groupe. Nyrstar évoque dans son communiqué un «support massif». Cela a donné un coup de fouet à l’action qui s’est envolée de plus de 20% avant d’effacer une partie de ses gains. Elle se négociait à 0,24 euro (+14,2%) en milieu de matinée.

Encore deux pourcents

En fonction des différents types d’obligations, de financements et d’échéances, le pourcentage de support au plan oscille entre 73% et 87% a annoncé Nyrstar, hier soir. Il faut l’accord de 75% des obligataires dans chaque tranche. Il manque donc 2% pour l’obligation arrivant à échéance en 2024.

Pour permettre à d’autres créditeurs de pouvoir encore se rallier à ce projet le délai a été repoussé du 30 avril au 7 mai.

«Cette extension accroît les chances de trouver les majorités nécessaires parmi les groupes de créditeurs clés de Nyrstar», souligne Stijn Demeester d’ING («vendre»; 0,4 euro). Il rappelle que l’échec de ce plan conduirait plus que probablement à l’insolvabilité de la société et à une perte totale pour les actionnaires.

Si les créanciers donnent leur feu vert, celui des actionnaires n’étant pas requis, le fondeur de zinc transférera ses activités opérationnelles dans une société à créer. Trafigura qui détient 24,4% de Nyrstar possédera 98% de cette «newco», le solde de 2% étant logé dans Nyrstar, ce qui équivaut, pour les petits actionnaires, à une énorme dilution.

De leur côté, les obligataires actuels recevront, en échange de leurs titres, des obligations de Trafigura sous trois formes différentes totalisant un montant de 568 millions d’euros.

Mais même si tout se passe comme prévu, l’avenir de la «newco» reste opaque. C’est du moins l’avis de Wim Hoste de KBC Securities. «La visibilité de la future relation entre la société opérationnelle et Trafigura en tant qu’actionnaire majoritaire, de fournisseur et de client est très limitée rendant extrêmement difficile d’évaluer le potentiel bénéficiaire futur de cette nouvelle entreprise.»

Il conseille toujours de «réduire» sa position sur la valeur et a tranché dans son objectif de cours qui n’est plus que de 10 centimes contre 30 centimes avant.

Les cinq analystes qui suivent encore la valeur recommandent tous de s’en séparer sauf Goldman Sachs qui reste à «neutre» avec un objectif de cours de 75 centimes. Pour ABN Amro, Nyrstar ne vaut plus qu’un centime. Cela donne un «target» moyen de 26 centimes.

Источник: Lecho.be

Источник: Corruptioner.life

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