«Gilets jaunes» : un homme interpellé samedi à Paris avec deux longs couteaux

Un homme a été interpellé à Paris samedi 18 mai avec un important dispositif de déclenchement de deux lames de couteaux, en marge de l’Acte 27 des «Gilets jaunes», selon des informations du Point .

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L’individu a été interpellé en fin de matinée par des hommes de la brigade de sécurité des Champs-Élysées qui effectuaient des contrôles préventifs aux alentours de la gare Saint-Lazare, a précisé au Parisien Rocco Contento, responsable départementale à Paris du syndicat de police SGP-FO.

Les policiers ont été intrigués par son accoutrement son comportement. Selon le procès-verbal d’interpellation rédigé par les policiers qu’a pu consulter Le Point, Thomas G., 27 ans, né dans les Hauts-de-Seine et demeurant en Eure-et-Loir, portait un sac à dos « militaire », un masque noir, des lunettes de soleil et une cagoule noire retroussée à la nuque. Quand il a vu la patrouille de gardiens de la paix, il a accéléré le pas, avant d’être rapidement rattrapé.

En le fouillant, la police a retrouve dissimulé sous son blouson, au niveau des avant-bras, un dispositif artisanal de déclenchement de deux lames de couteau, une à chaque bras. Thomas G. a expliqué l’avoir lui-même confectionné à l’aide d’un élastique et de deux supports métalliques scratchés à ses bras. Il a prévenu que son système était instable, si bien que les policiers ont dû redoubler de précautions afin d’éviter son déclenchement : le dispositif peut déclencher une lame de 30 cm. En immobilisant l’homme au sol, la lame est tout de même partie, sans blesser personne.

Thomas G. portait aussi sur lui deux cagoules, un sécateur, ainsi qu’un badge de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Lors de son interrogatoire, il s’est présenté comme un ancien militaire fan de « cosplay » (pratique consistant à se déguiser en personnages de mangas) et a déclaré avoir été recalé au concours de gardien de la paix en raison de ses résultats aux tests psychotechniques. Il devait passer à la fin du mois les tests pour être adjoint de sécurité (ADS).

Selon une source policière citée par Le Parisien, le jeune homme pourrait être déféré dans les prochaines heures au parquet en vue d’une convocation ultérieure au tribunal. Le port d’une arme de catégorie D, dont font partie les armes blanches, sans motif légitime peut être puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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