«Gilets jaunes»: intrusion de manifestants dans la mairie de Toulouse

Quelques manifestants ont fait intrusion mardi dans la mairie de Toulouse, où ils ont suspendu des banderoles aux balcons, lors d’un rassemblement d’une centaine de contestataires, dont des «gilets jaunes», sur la place du Capitole, désormais interdite au mouvement, a constaté un journaliste de l’AFP.

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«Justice sociale», «Prenons le pouvoir» et «Justice climatique», proclamaient les trois banderoles, qui ont été déroulées depuis les balcons du premier étage de l’hôtel de ville, avant d’être rapidement arrachées par la police sous les huées des manifestants. «On est là, on est là, même si Macron le veut pas, nous on est là», chantaient en contrebas les manifestants, reprenant un classique des cortèges du samedi des «gilets jaunes».

Inaugurant des «jours jaunes» selon les organisateurs, «gilets jaunes» mais aussi divers collectifs, dont le groupe ANV-COP 21, le DAL et Attac, le rassemblement sur la place emblématique de la ville avait été tenu secret. Plusieurs groupes y ont convergé de divers points de la ville, avant que des manifestants ne revêtent leur gilet jaune une fois sous les fenêtres de l’hôtel de ville.

«C’est une action symbolique pour réclamer plus de justice sociale, plus de démocratie et plus de justice écologique», a expliqué un participant sans vouloir donner son nom. «Depuis plusieurs semaines on nous interdit la place du Capitole, mais elle appartient à tous les Toulousains ainsi que les lieux publics» a-t-il ajouté. «La réponse de Macron est pour le moins décevante. En fait il n’y a pas de réponse aux questions soulevées, donc on ne voit pas pourquoi on reculerait», a-t-il ajouté.

Les policiers en poste devant les portes de la mairie les ont fermées, tandis que les manifestants enchaînaient sur un concert improvisé avec guitare électrique, reprenant le tube «Antisocial» des années 80 du groupe Trust. «Macron, Moudenc, démission», ont aussi crié les manifestants, en visant outre le chef de l’Etat le maire LR de la ville, Jean-Luc Moudenc. La police n’est pas intervenue dans l’immédiat pour les disperser, les observant depuis une extrémité de la place. Toulouse est depuis le début du mouvement, un des bastions des «gilets jaunes» en province.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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