«Gilets jaunes»: 15.000 manifestants en France, dont 1600 à Paris

Pour le 27e samedi consécutif, environ 15.500 «gilets jaunes» ont défilé dans toute la France, dont 1600 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

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La mobilisation a subit une nette baisse: ils étaient 18.600 participants, dont 1200 à Paris samedi dernier, pour l’acte 26. Ce comptage des autorités est contesté par les «gilets jaunes», qui ont dénombré de leur côté près de 41.000 manifestants.

La semaine dernière, environ 18.600 personnes avaient manifesté à travers le pays, selon le ministère. Semaine après semaine, la mobilisation est tombée à ses plus bas niveaux depuis le début de cette contestation sociale inédite, le 17 novembre dernier. Outre Paris, des cortèges ont été recensés à Reims (nord-est), Nancy (est), où un drapeau européen a été décroché de son mât à la Métropole du Grand Nancy et remplacé par une chasuble fluo.

D’autres rassemblements ont eu lieu à Lens (nord), Marseille (sud-est), Toulouse (sud-ouest). «Le gouvernement va peut-être remporter cette manche mais on a semé des graines», jugeait à Toulouse Aurélien, un trentenaire «gilet jaune» de la première heure, affirmant que le mouvement avait «fait tomber les masques d’un pouvoir autoritaire». Et tire un bilan positif d’une mobilisation «qui a fait tomber les masques d’un pouvoir autoritaire» et a réussi, selon lui, «à saper à l’international l’image de Macron et à lui infliger un peu de burn-out».

À Bordeaux, qui fut l’une des places du mouvement, seuls quelque 450 «gilets jaunes» ont manifesté et rejoint le défilé contre Bayer-Monsanto, dont le mot d’ordre était «Monsanto, gilets jaunes, même combat!». A Besançon le cortège de 300 «gilets jaunes» a rejoint le rassemblement pour la journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie.

Le président français Emmanuel Macron a estimé vendredi que le mouvement des «gilets jaunes» n’avait «plus de débouché politique». Il a appelé chacun à «retrouver le cours de sa vie» et à exprimer ses divergences d’opinion lors des élections.

Parti d’un ras-le-bol fiscal et d’une protestation contre la politique sociale du gouvernement, le mouvement s’est transformé en une contestation protéiforme mais la mobilisation a considérablement décru ces dernières semaines.

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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