Européennes : pour son premier meeting, Nathalie Loiseau marche dans les pas d’Emmanuel Macron

A Aubervilliers, la tête de liste de LRM et de ses alliés pour les élections européennes, lançait, samedi 30 mars, le coup d’envoi de la campagne, en présence du premier ministre et de la quasi-totalité du gouvernement.

Par Virginie Malingre Publié aujourd’hui à 19h13

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Nathalie Loiseau, tête de liste LRM pour les élections européennes (à gauche, Pascal Canfin, son numéro deux), le 26 mars, lors de la conférence de presse de lancement de la liste Renaissance.

Baptême du feu pour Nathalie Loiseau. La tête de liste de LRM et de ses alliés pour les élections européennes, lançait, samedi 30 mars, le coup d’envoi de la campagne. Pour l’occasion, l’ex-ministre des affaires européennes avait troqué le perfecto qu’elle affectionne — tantôt brique, tantôt jaune, tantôt bleu — pour une veste plus traditionnelle, de couleur rouge.

Quelque 3 000 personnes avaient fait le déplacement en ce jour d’acte XX des « gilets jaunes » pour assister au meeting qui se tenait dans un entrepôt des docks d’Aubervilliers et découvrir la candidate encore peu connue. Dans la foule d’ailleurs, ils étaient plusieurs, au début de la réunion publique, à exprimer leurs doutes sur le choix de cette personnalité « techno », ancienne directrice de l’ENA et diplomate de carrière. Mais, à son arrivée sur l’estrade, ils ont scandé son nom sur la chanson de Benjamin Pavard pendant la Coupe du monde : « Nathalie Loiseau, j’crois pas qu’vous la connaissiez, c’est notre tête de liste, Elle va tout casser, on vote Nathalie Loiseau ».

Edouard Philippe et la quasi-totalité de son gouvernement, à part Christophe Castaner, réquisitionné Place Beauveau, et Jean-Yves le Drian, en déplacement, étaient venus la soutenir. Tout comme François Bayrou pour le Modem, Franck Riester ministre de la culture et président d’Agir, et Laurent Hénart à la tête du mouvement radical. L’occasion de montrer qu’après d’âpres négociations entre LRM et ses alliés pour la constitution de la liste, l’heure est désormais à l’union.

« Ne les sifflons pas »

« Nous ne ressemblons pas vraiment à ces hommes et ces femmes qui prennent la politique pour un ring dont ils sont devenus les bêtes de foire », a lancé Nathalie Loiseau, reprenant là l’un des thèmes de prédilection de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017. Tout au long de son discours, qui a clôturé le meeting, la tête de liste a multiplié les emprunts au candidat d’En Marche. Comme quand elle a répété, pour preuve de sa bienveillance, « ne les sifflons pas », en parlant de ceux qui portent une autre vision de la politique et de l’Europe que la majorité présidentielle. Ou quand elle a multiplié les remerciements à ceux qui soutiennent LRM dans cette aventure, faisant au passage longuement applaudir Alain Juppé, pour qui elle a travaillé au Quai d’Orsay.

Sur le fond, Nathalie Loiseau a repris les thèmes qu’Emmanuel Macron avait évoqués dans la tribune publiée le 4 mars dans les vingt-huit pays de l’Union européenne, autour d’une ligne directrice : « reprendre en main le contrôle de notre destin ». Là aussi, une référence à un mantra du candidat d’En Marche il y a deux ans.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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