Edouard Philippe met en garde ceux qui veulent «casser» l’Europe

«Haut les cœurs !»: à neuf jours du scrutin européen, le premier ministre Édouard Philippe a battu le rappel des troupes, ce vendredi à Toulon, en appelant à combattre ceux qui veulent «casser le périmètre européen». Devant plusieurs centaines de sympathisants, l’ancien député LR a entendu dépasser les clivages passés, sans insulter l’avenir de futures alliances au Parlement européen : «Jusqu’alors, la question qu’on nous demandait de trancher, c’était de savoir si on voulait une Europe un peu plus social-démocrate ou un peu plus conservatrice ou libérale. Peut-être dans cette salle y en a-t-il certains qui ont apporté des réponses différentes dans le passé».

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«Mais, la question qu’on nous pose le 26 mai, ça n’est plus celle-là», a poursuivi le locataire de Matignon. «C’est: «Veut-on une Europe qu’il s’agit de faire renaître en la refondant sur ses valeurs initiales qui ont permis sa création, ou est-ce qu’on veut casser son périmètre, ou transformer ses valeurs initiales?»». «Cette question, préserver les acquis ou casser, c’est une question beaucoup plus importante, beaucoup plus sensible», a lancé Édouard Philippe dont c’était le quatrième déplacement de campagne depuis dix jours — au moins trois autres sont prévus la semaine prochaine.

«Je suis intimement convaincu de la nécessité de faire renaître cette Europe sur le fondement des valeurs qui ont présidé à sa création», a-t-il encore martelé, en estimant que «ce qui est au cœur de cette élection, c’est de savoir comment demain nous allons avoir la capacité de construire notre destin». Concurrencées par la liste du Rassemblement national, autour de 22% d’intentions de vote selon plusieurs études, les troupes macronistes emmenées par Nathalie Loiseau multiplient ces derniers jours les attaques contre Marine Le Pen en assumant de dramatiser le scrutin du 26 mai.

Quelques heures avant la réunion du premier ministre à Toulon, le chef de l’État avait estimé que le bilan du Rassemblement national, arrivé en tête aux dernières élections européennes, était «une catastrophe pour le pays comme pour l’Europe». Outre de nombreux meetings, un «affichage sauvage» de 60.000 visuels du président appelant à voter LREM a en outre été organisé la semaine dernière. Vendredi à Toulon, le premier ministre a pour sa part appelé les sympathisants LREM à «s’emparer» de cette fin de campagne, «pour que ceux qui croient en l’Europe aient le dernier mot». Or, selon lui, «ce ne sont pas les grands slogans, les affiches qui feront ce travail».

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Источник: Lefigaro.fr

Источник: Corruptioner.life

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