Après les annonces présidentielles, Edouard Philippe face à l’embouteillage législatif

Le premier ministre a annoncé, lundi, à l’issue d’un séminaire gouvernemental, le calendrier des réformes annoncées par le chef de l’Etat le 25 avril.

Par Olivier Faye Publié aujourd’hui à 01h52

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« Qui, quoi et quand ? » Voilà résumées dans la bouche d’Edouard Philippe les trois questions qui étaient posées aux ministres et aux représentants de la majorité réunis à Matignon, lundi 29 avril, dans le cadre d’un séminaire de travail.

C’est maintenant sur les épaules du premier ministre et de son gouvernement que repose la charge d’assurer la mise en œuvre des réponses apportées par Emmanuel Macron, le 25 avril, à la crise des « gilets jaunes » et au grand débat national.

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M. Philippe s’est pour l’heure attelé à détailler le calendrier de travail des mois à venir et à tenir un discours de la méthode, sans se prononcer sur certains arbitrages de fond.

Les modalités entourant la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, par exemple, attendront juin. Le nouvel acte de décentralisation souhaité par le chef de l’Etat fera, lui, l’objet d’une réunion avec les représentants des élus locaux durant la première semaine du même mois. L’occasion de discuter, aussi, de la manière de revoir, au cas par cas, l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires. Car un nouveau mantra est apparu en Macronie : celui de l’écoute.

Virage à 180 degrés

« Il faut aller vite et aller bien », a résumé le locataire de Matignon à la sortie du séminaire. « C’est important de dire comment on compte conjuguer le besoin de concertation et le fait de devoir délivrer nos réponses rapidement, justifie un ministre. Il ne faut pas non plus donner le sentiment aux Français que l’on va noyer le poisson. »

Sur la méthode, donc, le chef du gouvernement a annoncé qu’il réunira à partir du lundi 6 mai une « mobilisation nationale et territoriale pour l’emploi et les transitions » autour des partenaires sociaux, des associations d’élus et des ONG environnementales « pour réfléchir au niveau national puis territorial » aux questions de l’emploi et de la transition écologique.

« Il s’agit de réfléchir collectivement à la France que nous voulons dessiner, à cet agenda 2025 qu’a évoqué le président de la République », a assuré M. Philippe. En clair, de prendre un virage à 180 degrés par rapport à ce qui se pratiquait depuis le début du quinquennat. Les relations entre l’exécutif et les associations d’élus sont en effet au plus bas. Les syndicats, eux, bien qu’associés dans le cadre de certaines réformes, ont volontiers eu mauvaise presse au sein du gouvernement depuis deux ans. Mais ça, c’était avant.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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