Alliances en série avec les GAFA pour préparer la voiture du futur

Volkswagen-Microsoft, Daimler-BMW, Renault-Google, Honda-GM… Les alliances se multiplient pour conquérir les marchés de la voiture électrique, autonome, connectée et partagée.

Par Cécile Boutelet et Éric Béziat Publié aujourd’hui à 11h05, mis à jour à 11h05

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Satya Nadella (à droite), PDG de Microsoft, et Dieter Zetsche (au centre), président de Daimler, au Mobile World Congress 2019, à Barcelone, le 25 février.

Qu’arrive-t-il à l’industrie automobile ? Une frénésie de partenariats, d’alliances, de micro-unions, de coalitions agite les constructeurs. Les mariages de raison se multiplient depuis plusieurs mois, et tous ces accords, ou presque, ont pour objet de faire accélérer des projets capitaux dans l’automobile connectée, partagée, électrique et autonome.

Les derniers exemples en date concernent Volkswagen (VW). Le premier groupe automobile allemand et européen a décidé de faire alliance avec Microsoft. Mercredi 27 février, le patron de VW, Herbert Diess, devait présenter à Berlin un projet de partenariat technologique en compagnie de Satya Nadella, PDG du groupe de Seattle. Le géant américain fournira à l’allemand la structure technologique de « cloud » qui permettra de connecter les millions de véhicules du groupe et de leur offrir un accès à une plate-forme de services numériques.

Lire la chronique « pertes et profits » : « Comment les géants du Net ont gagné la bataille de l’auto »

La veille, le 26 février, lors du Mobile World Congress, la grande foire internationale du mobile à Barcelone, Seat, la marque espagnole de VW, a présenté un projet développé avec IBM dans l’intelligence artificielle. Il s’agira pour le futur automobiliste de se connecter aux services de cloud d’IBM, et le « cerveau » de la voiture planifiera le déplacement optimal.

On le voit, les partenariats en question consistent à apparier un constructeur traditionnel avec une entreprise de haute technologie. D’autres s’y sont mis avant VW, comme Renault-Nissan-Mitsubishi, qui, en septembre 2018, a conclu un partenariat majeur avec Google afin d’injecter les services du géant du Web dans les ordinateurs de bord des véhicules de l’alliance franco-japonaise. En octobre, l’autre grand constructeur nippon, Toyota, a créé avec le géant japonais du numérique Softbank une coentreprise baptisée Monet (abréviation de Mobility Network) destinée à partager les coûts et l’expertise des technologies de voitures autonomes et connectées.

Une question de survie

« Ce qui se produit en ce moment est fondamental pour l’avenir de l’automobile, explique Guillaume Crunelle, associé au cabinet de conseil Deloitte. L’industrie est en train de passer de la vision à la réalisation, mais le modèle économique reste à préciser, et les montants d’investissement se chiffrent en milliards. Il apparaît opportun pour certains de partager les risques et les coûts. »

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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